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Marche citoyenne en forêt de Fontainebleau, le 26 octobre 2019

Marche citoyenne en forêt de Fontainebleau, le 26 octobre 2019

Forêt vivantes ou déserts boisés ?

Les forêts françaises sont aujourd’hui à la croisée des chemins, comme l’a été l’agriculture dans les années 1950-1960.

En effet, depuis le Grenelle de l’Environnement en 2007, les appels à
mobiliser davantage de bois se multiplient. Ainsi, les forêts sont de
plus en plus considérées comme la solution miracle pour remplacer
progressivement notre dépendance aux énergies fossiles. Dans ce
contexte, en France, comme dans de nombreux pays européens, les projets
industriels de valorisation énergétique du bois se multiplient. Les
centrales à charbon sont reconverties en centrales à biomasse.

Pour faire face à cette demande croissante de bois, l’âge
d’exploitation des arbres est sans cesse abaissé. Les forêts
diversifiées sont transformées en monocultures intensives d’arbres, et
cela de façon difficilement réversible. La pression s’accroît aussi bien
sur les forêts privées que sur les forêts publiques. La biodiversité
forestière disparaît, et les paysages se banalisent, réduisant les
espaces de nature accessibles aux citoyens. Les forestiers voient leur
métier se dénaturer et leurs conditions de travail se dégrader. Le
service public de la forêt est menacé par un projet de privatisation de
l’ONF. Les scieries traditionnelles périclitent et le tissu d’emplois
liés à la filière bois s’amenuise.

Mais la forêt, c’est aussi un espoir avec des alternatives qui se
multiplient et des résistances qui s’organisent face à son
industrialisation. Car les forêts sont bien plus que du bois. Ce sont
des écosystèmes qui abritent une irremplaçable biodiversité. Elles
fournissent de nombreux services environnementaux (purification de
l’eau, filtration de l’air, fixation du carbone) et sociaux
indispensables à notre bien-être (variété des paysages, pratique des
sports nature, espace de loisirs familiaux, lieux de ressourcement),
jusqu’à constituer des espaces de déconditionnement par rapport à notre
société de consommation et de frénésie. Qu’elles soient privées ou
publiques, les forêts sont des biens communs au service de l’intérêt
général comme le rappelle le Manifeste de Tronçais.

Pour ses deuxièmes Assises, le collectif SOS Forêt France appelle
l’ensemble des citoyens, des collectivités, des professionnels et des
scientifiques concernés par l’avenir des forêts à venir réfléchir et
porter ensemble des propositions pour des forêts vivantes.
Les propositions portées par les Assises Nationales de la Forêt seront
présentées à une commission parlementaire dans le cadre de la
préparation d’un projet de loi sur les forêts.

Le programme des journées

Pour financer les assises nous avons besoin de votre aide :

La Fondation Charles Léopold Mayer soutient SOS forêt en nous accueillant sur son site de La bergerie de Villarceaux. Ils nous offrent également l’hébergement et les repas. Cependant de nombreux frais restent à couvrir pour que ces assises puissent être un succès et portent leurs fruits. Merci pour ceux qui peuvent de contribuer financièrement à cette action collective importante pour la forêt Française.

Evolutions
de l’ONF La mission inter ministérielle a rendu son rapport : « On a
réformé, ça ne marche pas … il faut réformer plus fort et plus vite »

Face à
l’évidence, les inspecteurs des 4 Ministères (Agriculture,
Environnement, Finances et Fonction publique) rejoignent globalement
l’analyse portée par les représentants des personnels de l’ONF depuis de
nombreuses années : Missions de l’ONF et commandes de l’Etat
insuffisamment voire pas du tout financées, engagements de l’Etat non
tenus, injonctions ministérielles contradictoires, recettes de bois en
baisse constante, Contrat 2016-2020 et objectifs de récolte irréalistes,
défaut de transparence sur la situation financière réelle de l’ONF … :
tout y est ou presque.

Pour la
mission, la récolte de bois ne peut plus financer gestion et protection
de la forêt. Le modèle économique de l’ONF a donc vécu. Mais pour elle,
pas question de rémunérer les services environnementaux rendus par la
forêt (eau, air, CO2, protection, biodiversité ….) donc pas de nouveau
modèle économique à l’horizon. La mission propose 2 mesures
significatives (capitalisation, cotisation retraites) mais qui ne
donneraient qu’un sursis à l’ONF.

Pour le
reste la mission préconise les mêmes recettes éculées qui n’ont pas
fonctionné : • La réduction des effectifs, des missions, de la qualité
de gestion… avec l’abandon proposé de 500 000 ha de forêts et milieux
naturels communaux pas assez productifs !!! • L’accélération de la
privatisation : arrêt définitif des recrutements de fonctionnaires,
filialisation d’activités réalisées par 40% du personnel, exclusion de
la « société civile » du futur Conseil d’Administration, adoption d’une
logique d’entreprise privée qui agît dans son intérêt propre … et tant
pis pour l’intérêt général.

La
mission envisage même de pouvoir confier l’élaboration de la politique
forestière, jusque-là définie par le Parlement et l’Etat, à une nouvelle
« agence des forêts publiques ». Après le désengagement financier, le
désengagement tout court ?

Et puis
il y a le changement climatique clairement abordé sans répondre aux
questions posées : Quels besoins nouveaux en recherche, ingénierie,
nouveaux métiers ? Pour des gestions de crise et des risques naturels en
hausse, quels moyens humains pour quels financements ?

Quand le
climat met de plus en plus à mal hommes et écosystèmes, le gouvernement
répondra t il à ces questions cruciales ? Pérenniser le service public
forestier, ce serait une très bonne idée.

SOURCE – Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel (SNUPFEN) 

http://www.snupfen.org/IMG/pdf/communique_de_presse_du_17_juillet_2019.pdf

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ASSISE DE LA FORET Octobre 2019 !

Les
23 et 24 octobre 2019 à la Bergerie de Villarceaux, soirée le 25
octobre à Paris et marche citoyenne le 26 octobre à Fontainebleau.

Pour participer, le nombre de place
étant limitées et la logistique complexe, il est impératif de s’inscrire
avant le 20 septembre.

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